signature

chap.9 Sex, drugs and rock n roll extrait 179

Une nuit, j’étais endormie et je rêvais librement que j’étais en train de jouer à je ne sais quoi. Depuis ma naissance et jusqu’à ce que j’allasse à l’école, j’avais toujours passé tout mon temps éveillée à jouer librement à je ne sais quoi et tout mon temps endormie à rêver librement que je jouais à je ne sais quoi. Depuis que j’allais à l’école, je perdais peu à peu le sens du jeu, au fur et à mesure que le travail me prenait mon temps que je passais éveillée. Par contre, le temps que je passais endormie, je le passais encore à rêver librement que je jouais, sans que rien ni personne n’y eût jamais fait obstacle.

http://lappeldelahorde.blogspot.fr/2017/05/chap9-sex-drugs-and-rock-n-roll-extrait_19.html
signature

chap.9 Sex, drugs and rock n roll extrait 178

Maintenant, si tu veux revoir ce monsieur, qui m’apparut assis à l’américaine au fond de ma chambre, et en savoir un peu plus sur lui, tu vas devoir à nouveau me suivre dans mes rêves nocturnes, étant donné qu’il ne vint plus jamais dans ma chambre en tant que présence fantomatique.

http://lappeldelahorde.blogspot.fr/2017/05/chap9-sex-drugs-and-rock-n-roll-extrait_18.html
signature

chap.9 Sex, drugs and rock n roll extrait 175

Quand ma mère me réveilla pour l’école et ouvrit les volets, je regardai, au pied de mon lit, ce que c’était qui avait la forme d’une silhouette (parce que, mine de rien, ça m’avait pas mal tracassé) : c’étaient mes vêtements que ma mère avait posés sur mon cartable la veille au soir. Puis, je regardai, au fond de la chambre, ce qui m’avait donné l’impression de voir un homme sur la chaise… il n’y avait même pas de chaise, au fond de la chambre ; rien du tout. Alors, je me levai, sortis dans le couloir et levai les yeux sur le carillon qui était accroché au mur. Il me joua sa mélodie ; ce qui fit dire à ma mère :


http://lappeldelahorde.blogspot.fr/2017/05/chap9-sex-drugs-and-rock-n-roll-extrait_15.html
signature

chap.9 Sex, drugs and rock n roll extrait 174

Du coup, j’en ouvris la bouche et demandai à voix haute :
« Vous êtes mon ami ? »
L’apparition cessa immédiatement et je me rendormis aussitôt.

http://lappeldelahorde.blogspot.fr/2017/05/chap9-sex-drugs-and-rock-n-roll-extrait_13.html
signature

chap.9 Sex, drugs and rock n roll extrait 173

C’était à se demander si ce n’était pas un adulte réel qui était venu à ma rescousse dans mon cauchemar. Même, après, depuis que je m’étais réveillée, on aurait dit qu’il était resté là tout le temps, à m’aider à penser ; à attendre, tout ce temps, que je fusse en mesure de le regarder et de le voir. Le fait est que je le voyais là presque aussi distinctement que ce que je voyais en plein jour.

http://lappeldelahorde.blogspot.fr/2017/05/chap9-sex-drugs-and-rock-n-roll-extrait_12.html
signature

chap.9 Sex, drugs and rock n roll extrait 171

Assis de cette manière, décontracté, il me regardait calmement, patiemment. De fait, le regarder me rendait de plus en plus calme et paisible. Je n’avais plus peur. Non. Je me sentais protégée par cette présence.

http://lappeldelahorde.blogspot.fr/2017/05/chap9-sex-drugs-and-rock-n-roll-extrait_10.html
signature

chap.9 Sex, drugs and rock n roll extrait 170

J’aurais dit qu’il devait avoir à peu près la trentaine ou la quarantaine. Une montre d’homme en argent (ou en or blanc) dépassait de la manche de son costume bleu-gris. Il était assis sur une chaise de la maison, à l’américaine, c’est-à-dire à l’envers, à califourchon, les bras appuyés sur le dossier devant lui ; ce qui mettait sa montre en avant de sa personne, sa montre d’homme.

http://lappeldelahorde.blogspot.fr/2017/05/chap9-sex-drugs-and-rock-n-roll-extrait_9.html
signature

chap.9 Sex, drugs and rock n roll extrait 169

Ma peur, cette fois, fut éphémère car, tout compte fait, cet homme-là n’était pas menaçant. Mais alors, que me voulait-il ?
Prudemment, j’ouvris les yeux et tournai la tête à gauche. Au fond de la pièce, à hauteur de mes bâtiments de ferme, je vis l’homme assis sur une chaise. Je clignai des yeux mais l’image n’en fut que plus nette. Je savais que ce n’étaient pas mes yeux qui le voyaient, puisqu’il n’était pas matériel, mais l’illusion était parfaite. Surtout, cette montre à son poignet…

http://lappeldelahorde.blogspot.fr/2017/05/chap9-sex-drugs-and-rock-n-roll-extrait_8.html